tout leur est bon !
cette fois au prétexte fallacieux de AMAZONE.COM
noahzfa.leexvq@mellimvuf.jockloompanda.com ( il fallait oser 😎 )
tout leur est bon !
cette fois au prétexte fallacieux de AMAZONE.COM
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Dans une conférence reprise au sein de son grand ouvrage Droit, législation et liberté, Friedrich Hayek brocardait dans les années 1970 le « droit aux congés payés de l’abominable homme des neiges ». Sous cette expression caustique, il mettait en cause les « faux » droits de l’homme. L’actualité permet de comprendre que ses observations sont loin, très loin, d’être surannées.
Dans plusieurs arrêts largement commentés du 13 septembre, la chambre sociale de la Cour de cassation opère un revirement de jurisprudence. Elle fait prévaloir le droit communautaire sur le droit français en jugeant qu’un salarié malade acquiert des congés payés pendant les périodes de suspension de son contrat de travail pour maladie non professionnelle et, au-delà du délai d’un an, pour maladie professionnelle ou accident du travail. Jusque-là, seuls les salariés en accident du travail ou en maladie professionnelle acquéraient des droits à congés, toutefois dans la limite de douze mois.
Ce revirement est-il une surprise ? Les juristes savent que les revirements de jurisprudence de la Cour de cassation n’arrivent pas comme un cheveu sur la soupe. Certaines évolutions sont perceptibles précédemment. Or, cela faisait presque une dizaine années que les rapports annuels de la Cour de cassation appelaient à une révision du Code du travail, sans parler de l’évolution de la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne.
Conséquence pratique : un salarié absent pour maladie durant 18 mois acquerra 45 jours de congés payés. Car les congés sont un droit : le « droit aux congés payés ». Si le salarié est malade, par définition il ne travaille pas, pas plus qu’il ne peut prendre de congés. On pourrait objecter que s’il ne travaille pas, il n’a pas besoin de se reposer. Mais seul compte le vrai repos, à distinguer du repos forcé qu’est la maladie…
Les ennuis ne s’arrêtent pas là pour les entreprises car, en pratique, elles ne pourront pas faire valoir la prescription triennale pour les sommes de nature salariale ou assimilée. En effet, il faudra que l’employeur prouve qu’il a mis en mesure le salarié de prendre ses congés. Exemple : un salarié absent il y a quatre ou cinq ans pour maladie non professionnelle pourra réclamer aujourd’hui ses « droits à congés ». La douloureuse risque d’être lourde, voire insupportable, pour certaines entreprises qui n’ont fait que respecter le droit français, même si encore une fois l’état du droit actuel pouvait être anticipé depuis longtemps. Une note du Medef remise au ministère du Travail a chiffré le coût de la nouvelle règle applicable à la bagatelle de 3 milliards d’euros par an.
Nous pourrions mettre en cause les « effets pervers » prévisibles du texte communautaire, lequel risque d’inciter certains salariés à la fraude. Mais nous n’avons pas l’habitude de raisonner en utilitariste et nous nous intéresserons seulement aux questions de principe.
Nous avions en son temps dit tout le mal que nous pensions de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne de 2000. Cette Charte, qui stipule en passant le droit de propriété et la liberté d’entreprise, consacre un chapitre complet à la « solidarité », qui contient un catalogue de droits sociaux. En son sein, c’est l’article 31.2 qui dispose : « Tout travailleur a droit à (…) des périodes de repos journalier et hebdomadaire, ainsi qu’à une période annuelle de congés payés ».
Les hommes de droite ont l’habitude de vitupérer le « droitdelhomisme », c’est-à-dire le fait de créer à tout propos des droits de l’homme tout en oubliant les devoirs. Le libéral se situe dans une autre dimension. Loin de considérer comme les marxistes que les droits de l’homme sont une illusion bourgeoise, loin d’entériner la création de « nouvelles générations » de droits de l’homme, il fait la part entre les vrais droits et les faux droits. Les droits-créances n’ont rien à voir avec les droits consubstantiellement attachés à l’homme. En ce sens, le « droit aux congés payés » n’a pas de sens puisqu’il repose en dernier ressort sur les fonds ou l’intervention de l’Etat. Les « vrais » droits sont consubstantiels à l’homme, les « faux » sont créés artificiellement par les hommes de l’Etat. Non pas, bien entendu, que les salariés ne doivent pas bénéficier de congés payés, mais en aucun cas n’appartient-il aux pouvoirs publics d’intervenir sur ce type de question, comme nous allons pouvoir le constater dans la partie suivante.
Parfois l’intervention de la Cour de cassation ne suffit pas pour consacrer l’« Europe sociale » ou tout simplement, elle n’existe pas. Ainsi du « barème Macron » qui prévoit un plancher et un plafond pour l’indemnisation du licenciement sans cause réelle et sérieuse. En effet, la Cour de cassation vient le 6 septembre de valider de nouveau la légitimité du barème de 2017 qui encadre les indemnités minimale et maximale suivant l’ancienneté du salarié dans l’entreprise et le nombre de salariés dans l’entreprise.
Prévu par la Charte sociale européenne de 1961 révisée en 1996, le Comité européen des droits sociaux n’est pas de cet avis et le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a recommandé ce même 6 septembre à la France de réexaminer sa législation et d’en rendre compte dans deux ans. L’article 24 de la Charte sociale européenne, catalogue de droits sociaux, stipule un « droit à la protection en cas de licenciement ». Dans ce cas, le « travailleur » a droit à une « indemnité adéquate ou à une autre réparation appropriée » en cas de licenciement sans motif valable. Si ce n’est que les recommandations du Comité des ministres n’ont aucun effet obligatoire. Du moins en l’état des textes actuels…. Là encore, il n’est pas question de prétendre qu’un salarié licencié pour un motif abusif n’ait pas le droit de recevoir une compensation adéquate, comme nous allons le voir.
Par ailleurs, le décret du 30 octobre renforce l’obligation de l’employeur relativement aux informations à fournir au salarié lors de son embauche. Il entérine ainsi une directive européenne de 2019 transposée par la loi du 9 mars 2023. Depuis le 1er novembre, l’employeur doit informer tout salarié embauché de l’identité des parties, de son « droit à (sic) la formation », des conditions dans lesquelles le salarié peut être conduit à effectuer des heures supplémentaires ou complémentaires, ou encore de la périodicité et des modalités de paiement de la rémunération.
Il n’est pas ici non plus question de dénier à tout salarié le droit de connaître le nom de son employeur ou le lieu de son travail… Mais ce type de règlementation communautaire, une nouvelle fois, fait fi de la subsidiarité. Celle-ci fait pourtant partie des principes essentiels du libéralisme. Or, l’Etat, et encore moins des entités plus lointaines, telles les institutions communautaires, n’a pas à réglementer un contrat de travail qui devrait être un contrat libre entre les parties. Nous objectera-t-on l’argument cryptomarxiste habituel de la nécessaire intervention du législateur pour protéger la partie faible, autrement dit « le travailleur » exploité par l’ignoble capitaliste ? Un salarié peut être assisté, à commencer par les conseils d’un syndicat.
Sera-t-on surpris que les libéraux, qui ne sont inféodés ni aux employeurs ni au « grand capital », chantent par principe les louanges des organismes syndicaux ? N’oublions pas que, au XIXe siècle, ils ont lutté contre les dispositions défavorables aux salariés qui se trouvaient dans le Code Napoléon et qu’ils ont œuvré pour l’abrogation de l’interdiction des coalitions. Dire que les libéraux sont opposés aux syndicats est tout à la fois controuvé et absurde. En effet, les syndicats ne sont jamais que des associations d’un type particulier et les libéraux ont toujours plaidé en faveur de la liberté d’association. En revanche, ce que les libéraux n’acceptent pas, c’est le monopole syndical ou encore les violations du droit commun sous prétexte syndical, d’autant plus que ces violations restent presque toujours impunies dans notre pays. Les syndicats doivent donc (re)devenir ce qu’ils n’auraient jamais dû cesser d’être : des plateformes de services pour leurs adhérents opérant sur fonds uniquement privés, et non pas des professionnels de la grève et du chaos payés pour l’essentiel par les contribuables.
Les autorités bruxelloises grignotent la « souveraineté des Etats » au profit de la construction d’une souveraineté communautaire. Cela agace une partie de la droite française, mais aussi les « souverainistes » de tout bord. Comme souvent, les libéraux se situent dans une autre dimension. Ce qui leur importe, ce n’est pas l’entité publique titulaire de la souveraineté, c’est l’individu, c’est la société civile dont les frontières avec l’entité de nature étatique se doivent d’être aussi peu poreuses que possible.
De plus, les libéraux opposent l’harmonie à l’harmonisation. Ils s’opposent par principe à ce qu’un tombereau de textes entende fixer de manière centralisée des règles pour toute une aire géographique, au lieu de laisser jouer librement les actions et les interactions des individus. En termes hayekiens, ils opposent l’ordre spontané à l’ordre construit.
Il serait bon que, lors des prochaines élections européennes et au-delà des débats lénifiants habituels, soient posées les vraies questions : comment juguler la machine folle à règlementer qu’est devenue l’Union européenne ? Comment mettre fin au « harcèlement textuel » des sphères bruxelloises ? Comment aussi arrêter d’aggraver les maux communautaires par la « surtransposition » des directives en droit interne ?
L’Europe sociale doit être supprimée car ce concept n’est qu’un faux-nez pour une Europe interventionniste sur la pente du socialisme.
Alors que les commissions compétentes du Sénat ont, d’ores et déjà, démarré l’examen du projet de loi de finances pour 2024, celle des Finances a durement sanctionné la stratégie du Gouvernement concernant l’audiovisuel public. Un amendement a été adopté pour plafonner les subsides accordés au secteur à 3,8 Mds€, c’est-à-dire en les gelant à leur niveau actuel alors que l’exécutif souhaitait le porter à 4 Mds€ (en augmentation de 5,5 %).
La somme est principalement répartie entre France Télévision (63 %), Radio France (16 %), qui s’est récemment illustrée pour les relents antisémites de certaines de ses chroniques, et Arte (7,7 %). Le reste étant partagé entre l’INA et les médias à vocation internationale.
Pour rappel, le redevance TV avait été supprimée l’année dernière et remplacée par une part de TVA affectée au financement des médias publics. Par une sorte de tour de passe-passe, d’ailleurs assez mal accueilli à la Chambre haute, l’Exécutif avait contribué à masquer les coûts d’un service public qui ne brille ni par son utilité, ni par sa représentativité.
Plus diplomatiquement, Jean-Raymond Hugonet, sénateur de l’Essonne et auteur d’une note de présentation sur le sujet, se contente de remarquer que « le lien entre consommation et audiovisuel public apparaît difficile à étayer » et accuse le Gouvernement de bricolage.
La TVA, autrefois principale ressource de l’État, a vu son assiette peu à peu mitée au bénéfice des collectivités locales, de la sécurité sociale ou d’autres opérateurs de l’État. Or, cet impôt économiquement neutre constituait une marge de manœuvre essentielle pour les pouvoirs publics qui ont sciemment choisi de se lier les mains.
Au vu de la situation de nos finances publiques et de l’incapacité des dirigeants politiques successifs à résoudre le problème du déficit, la privatisation immédiate de France télévision et de Radio France pourrait contribuer à atteindre nos objectifs de réduction de la dépense publique dont Bruxelles nous a récemment rappelé l’importance.
La CDU/CSU, les conservateurs dans l’opposition, ont dénoncé un « tour de passe-passe » pour contourner le frein à l’endettement du pays, inscrit dans la Constitution allemande, qui limite le déficit budgétaire fédéral à un maximum de 0,35 % du PIB. La Cour constitutionnelle de Karlsruhe leur a donné raison au motif qu’un recours exceptionnel à l’emprunt sans application de la règle du frein à l’endettement doit être « objectivement et précisément imputable » et que les fonds correspondants doivent être utilisés dans l’exercice pour lequel ils ont été prévus. A défaut, le détournement de la règle serait trop simple !
Selon la Loi fondamentale (ou constitutionnelle) allemande de 1949 les recettes et les dépenses du budget de l’Etat doivent être équilibrées (article 110). Elle dispose en outre que, sauf « perturbation de l’équilibre économique global », « le produit des emprunts ne doit pas dépasser le montant des crédits d’investissements inscrits au budget » (article 115). Cette règle d’or n’a pas toujours été respectée. Mais après la réunification de l’Allemagne en 1989 et l’absorption dans les budgets publics de la RFA des dettes de la RDA, la dette publique allemande est passée de l’équivalent de 623 milliards d’euros en 1991 à 1040 milliards d’euros en 1995 (+ 67%) et a poursuivi sa croissance. Pour stopper cette course en avant, sur proposition de la commission allemande du fédéralisme (Föderalismuskommission), la Loi fondamentale a été amendée le 1er août 2009. Selon les termes des articles modifiés (109 et 115) de la Constitution, les dépenses publiques, au niveau fédéral comme au niveau des Länder, doivent être couvertes par des recettes publiques, un endettement public étant toléré dans les cas exceptionnels au niveau fédéral pour autant qu’il ne s’agisse pas d’un déficit structurel supérieur à 0,35% du PIB.
Par sa décision du 14 novembre 2023, la Cour constitutionnelle allemande a rappelé qu’on ne badinait pas avec la Loi fondamentale. Ce frein à l’endettement est sans doute l’une des causes de la vigueur de l’économie du pays depuis quinze ans, même si elle est mise à mal en ce moment par les bêtises de Mme Merkel sur l’immigration et le nucléaire.
L’Europe a, elle aussi, édicté un frein à l’endettement. En effet, depuis 2013 au sein de l’Union et sauf circonstances exceptionnelles selon le traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance aussi appelé pacte budgétaire, « la situation budgétaire des administrations publiques doit être en équilibre ou en excédent » (article 3). Le problème est qu’elle ne sait pas faire respecter ce qu’elle a elle-même décidé. Sa règle d’or prévoit que le déficit public structurel hors éléments conjoncturels) d’un pays ne doit pas dépasser 0,5 % de son PIB.
Le déficit structurel correspond au déficit public. Il concerne les dépenses courantes de l’État, des collectivités territoriales et de la Sécurité sociale. Hélas les tribunaux européens se montrent impuissants à faire appliquer la règle.
L’Agence France Trésor (AFT), la Direction du Trésor en charge des levées de dette publique sur le marché, annonce 285 milliards d’euros d’émission à moyen et court terme en 2024, un record historique après les 270 milliards de 2023 et les 260 milliards de 2022. Sauf que le taux d’emprunt pour les obligations à dix ans est estimé à 3,4%, alors qu’on était encore en territoire négatif il y a à peine plus de deux ans. La charge de la dette française montera à 52 milliards d’euros en 2024, 56 milliards en 2025, 61 milliards en 2026 et plus de 70 milliards en 2027. Le gouvernement prévoit que la dette passe de 111,8 % du PIB en 2022 à 108,1 % du PIB en 2027, un niveau très élevé en Europe. Mais les prévisions de l’Etat sont, d’un avis commun, très optimistes.
Lors de l’examen de la Loi de finances de la Sécurité sociale pour 2024, la commission des Affaires sociales du Sénat n’a pas caché ses doutes sur la sincérité de ce budget qui prévoit une croissance continue du déficit à 11,2 milliards en 2024, après 8,8 en 2023.
Les recettes de l’Etat continuent d’augmenter et les prélèvements obligatoires se stabilisent, tout au plus, à près de 45% du PIB. On serait même plutôt à 47% selon les chiffres d’Eurostat, un record au sein de l’OCDE. Mais le gouvernement ne cesse de multiplier les dépenses nouvelles sans jamais en réduire d’autres, sinon à la marge. L’augmentation de la dette et des intérêts pèse aussi. Ainsi, le déficit public se maintient à un niveau de 4,4% du PIB, très supérieur (de 2,4%) à celui d’avant Covid, malgré la fin de celui-ci. Le déficit, hors dépenses exceptionnelles de crise, augmente, de 72 milliards d’euros en 2022 à 118 milliards d’euros en 2024 !!!
Puisque les hommes politiques ne savent plus être raisonnables, il faut les forcer à le devenir comme les Allemands y sont parvenus. Il faut insérer dans la Constitution française une règle d’or pour interdire les déficits publics. Il faut, sauf cas très exceptionnels, interdire tous les déficits car il n’y a pas d’un côté les bons (déficits d’investissement), de l’autre les mauvais (déficits de fonctionnement) : sur la masse du budget d’un pays comme la France, l’investissement annuel peut trouver sa place sans avoir recours à l’emprunt qui pèse toujours sur les générations futures. Une telle obligation réduirait le poids de l’Etat et libèrerait l’initiative privée. La croissance en serait favorisée. L’Etat lui-même pourrait ainsi obtenir à terme de meilleures recettes. Gagnant/gagnant....
MAIS , là ce n'est pas gagné avec nos excellents représentants politiques .........
ces aspects cachés sont connus mais il est vrai que certains ont été négligés et d’autres, considérés comme « gênants », évités la plupart du temps par les historiens
Auteur prolifique, François Kersaudy est aussi excellent conteur, capable de nous faire croire qu’il parle de choses dont personne n’a entendu parler auparavant. C’est pourquoi le titre de son nouveau livre – Dix faces cachées du communisme (Perrin, 2023) – n’est pas tout à fait exact. De fait, ces aspects cachés sont connus mais il est vrai que certains ont été négligés et d’autres, considérés comme « gênants », évités la plupart du temps par les historiens. L’auteur s’appuie sur une documentation abondante et exprime sans ambages son opinion sur le communisme, s’étonnant, dans la préface, qu’une idéologie aussi toxique ait pu susciter autant d’adhérents fanatiques.
Les dix « faces » en question se succèdent dans un ordre chronologique. Avec en ouverture le « coup » de Staline (un expert pour ce qui est du banditisme), qui s’empare de l’or de la Banque nationale espagnole, 500 tonnes que le gouvernement soviétique a généreusement déclaré vouloir protéger pendant la guerre civile. Les Espagnols ne reverront plus jamais cet or, tout comme les Roumains ne reverront plus jamais leur trésor national confisqué par le même Staline. Quant à la situation dans le camp des révolutionnaires espagnols, le nombre de crimes commis par les groupes rivaux, surveillés attentivement par les conseillers soviétiques, est hallucinant. Des détails pimentés nous sont révélés sur Dolores Ibarruri, une ancienne vendeuse de sardines pratiquement analphabète. Celle que l’on surnommait « la Pasionaria » menait une tumultueuse vie érotique, se vautrant dans le luxe avec son amant tandis que son mari mourait de faim dans une usine russe, une vie à peine troublée par la mort de son fils à Stalingrad.
Un chapitre parle des « faux » livres sur l’Union soviétique : faux mémoires, fausses autobiographies, entretiens imaginaires, études dépourvues de toute rigueur scientifique, etc. Cette saisissante « bibliographie » mensongère est extraordinairement fournie.
Les pages consacrées au général Andrei Vlasov sont peut-être les plus passionnantes. Doté de qualités exceptionnelles, ce militaire dans l’âme s’impose comme un organisateur et un stratège de premier ordre. Lucide, il se rend très bien compte que l’effondrement de l’armée soviétique dans la première partie de la guerre est en grande partie dû à l’amateurisme de Staline. Petit à petit, il prend aussi conscience des graves exactions commises par le régime communiste. Prisonnier des Allemands, Vlassov a l’idée de former une armée composée de soldats soviétiques capturés et de tous ceux qui partagent des sentiments anticommunistes. Il a aussi un programme politique, qui préconise la suppression des fermes collectives et la restitution des terres, l’organisation d’élections libres, etc. Malheureusement, les autres prisonniers russes se méfient de lui et ne le soutiennent pas. A la fin de la guerre, les Américains l’abandonnant à son sort, Vlassov sera arrêté par les Soviétiques et emmené à Moscou, où il sera exécuté après un procès éclair. Le cas de cet homme, qui avait entrepris d’abattre un tyran sanguinaire, est au plus haut point impressionnant et l’histoire ne lui a pas assez rendu justice.
Kersaudy rappelle opportunément les controverses suscitées en 1997 par la publication du Livre noir du communisme.
-Elle vaut de sales attaques à l’auteur, Stéphane Courtois, la gauche française tentant par tous les moyens de minimiser la portée de l’ouvrage.
**Le Premier ministre socialiste de l’époque,
Lionel Jospin,
se montre même fier d’avoir des ministres communistes au gouvernement. Ce qui provoque les réactions les plus virulentes, c’est l’équivalence entre le communisme et le nazisme.
Au cours de l’émission que Bernard Pivot a consacrée au livre, l’un des invités, le vieux ""nomenklaturiste communiste Roland Leroy,"" fait cette déclaration absurde :
« A l’origine du nazisme se trouve la haine des hommes.
"A l’origine du communisme se trouve l’amour du peuple ! »
Ce qui a amené Pivot à lui demander, avec une feinte innocence, comment il expliquait qu’autant d’amour pour le peuple ait produit à chaque fois autant de meurtres de masse.
« Qui es-tu, Che Guevara ? » est le titre du chapitre qui démolit le mythe du grand « Che », que :
-Jean-Paul Sartre considérait comme « l’homme le plus complet de notre époque » et
- en qui la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo, voit « une icône militante et romantique ». Hélas, la réalité est bien différente. Kersaudy suit Guevara depuis son adolescence et peint un individu passé maître dans l’art du mensonge, qui s’est habilement construit une réputation totalement imméritée.
Petit détail en passant : il n’avait aucune formation médicale, même s’il se prétendait médecin. Son aura révolutionnaire, le « Che » la doit à son cynisme et à sa cruauté. Il est scandaleux, insiste Kersaudy, que ce tueur sans scrupules soit devenu l’idole d’une partie de la jeunesse d’aujourd’hui. et de crétins d'hier toujours vivants! mais ça c'est moi qui l'ajoute 😂
Ce n’est pas le moindre mérite du livre, que de montrer de tels personnages dans toute leur abjection.
C’est une entreprise de gestion immobilière qui s’est déguisée en licorne* de la tech. Une "startup alimentée par la poussière de lutin de la Silicon Valley", titrait même le Wall Street Journal en 2019. L’entreprise en question est WeWork, le géant américain du coworking. Chouchoute des marchés pendant une décennie, la startup est aujourd'hui en faillite. Lundi 6 novembre, elle a déposé le bilan et été placée sous la protection du régime des faillites, le fameux Chapter 11 américain. La procédure ne concerne pour l'instant que le marché américain et canadien du groupe, le reste des "opérations mondiales vont se poursuivre comme d'habitude", a annoncé le groupe.
L'annonce était attendue, son cours ayant été suspendu à la Bourse de New York toute la journée. Début août WeWork avait déjà averti le gendarme boursier américain, la SEC, qu’elle craignait pour sa survie : "Il existe un doute substantiel sur la capacité de l’entreprise à poursuivre ses activités". Fin octobre, l’ex-champion lourdement endetté a déclaré n’avoir pas réussi à payer ses intérêts et indiqué avoir entamé des discussions avec ses créanciers. Un retard tel que l’agence de notation Standard and Poor’s l’a classé dans la catégorie "défaut partiel". Deux jours plus tard, le Wall Street Journal et l’agence Reuters révélaient que l’entreprise envisageait une procédure de mise en faillite.
Il faut dire qu’après avoir atteint des sommets avec une valorisation à 47 milliards de dollars, la chute est plus que lourde pour WeWork qui a perdu, en seulement un an, 99% de sa valeur. L’idée était pourtant belle : louer des immeubles, les transformer en espace de coworking ambiance "startup", avec baby-foot et tireuses à bières, et les sous-louer à des indépendants. Si le Covid-19 et la culture du télétravail ont mis un frein aux belles ambitions de WeWork, les facteurs de sa descente aux enfers sont plus nombreux. Son histoire est même devenue un cas d’école qui a inspiré une série sur Apple TV+, WeCrashed.
Pendant des années, l’entreprise a multiplié d’énormes levées de fonds, poussées notamment par le japonais Softbank et des investisseurs aveuglés par les grands discours d’Adam Neumann. Le PDG de WeWork, véritable gourou au charisme magnétique, relate la presse américaine, est très controversé pour sa gouvernance et ses excès alimentés par l'alcool. The Guardian résume sèchement : "Les ambitions de Neumann étaient aussi ridicules que sa personnalité".
Car en 2019, la bulle éclate. Alors qu’Adam Neumann, veut introduire son entreprise en Bourse, des documents remettent en question le business model de l’entreprise. WeWork est allée trop vite avec ses 777 bureaux dans 39 pays et plus de 900 000 postes de travail. Si au début Adam Neumann se focalisait sur des "petits" locataires, il a voulu cibler des grands groupes comme Amazon ou Microsoft. Or, en pleine crise immobilière, le départ d’un seul "grand" locataire met en péril toute la location d’un immeuble. D’autant que les baux de WeWork courent sur du long terme, restant sur les bras de l’entreprise quand les locataires s’en vont.
La gestion d’Adam Neumann est alors remise en cause. Le PDG est poussé à la sortie avec un parachute doré de 1,7 milliard de dollars en 2021. C’est SoftBank qui sauve les meubles et réinjecte alors 5 milliards supplémentaires. Mais la bulle dégonfle en seulement deux mois, signe au départ de la valorisation trop excessive d’une entreprise non rentable. Finalement, en 2021, WeWork fait son entrée en bourse avec une valorisation ramenée à 120 millions de dollars.
WeWork n'est pas tout à fait mort pour autant. Le premier locataire de New York envisage une restructuration de sa dette. C'est David Tolley, le PDG de l'entreprise qui a émis cette idée lundi soir après l'annonce du dépôt de bilan. Un accord d'aide à la restructuration a été signe avec les "créanciers clés" a t-il indiqué.
*Une licorne est une startup valorisée à plus d'un milliard de dollars et pas (encore) cotée en bourse
Lundi 6 novembre, la ministre des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l’Artisanat et du Tourisme, Olivia Grégoire, a donné une conférence de presse à Bercy détaillant le plan du Gouvernement en faveur de l’économie sociale et solidaire (ESS)."ce dont on crève" !!!!!
Notons que L’ESS, depuis la loi du 31 juillet 2014, possède une définition légale entendue comme l’ensemble des activités privées réalisées par des mutuelles, des coopératives, des associations, des fondations ou des sociétés commerciales à statut particulier et recherchant un autre but que « le seul partage des bénéfices ».
Le secteur comporte notamment 200 000 entreprises largement dépendantes des financements publics et 2,6 millions de salariés.
-Olivia Grégoire, qui a également été secrétaire d’État chargée de l’Economie sociale et solidaire entre 2020 et 2022, souhaite encore amplifier le soutien de l’État, avec le lancement d’un fonds doté de 3 M€ destiné à :
-financer les projets correspondants dans les zones rurales, et le déploiement d’un référent chargé de leur suivi dans chaque préfecture.
D’autres revendications de la filière, comme la mise en œuvre d’une loi de programmation du financement de l’ESS " terme qui commence sérieusement à devenir à la mode…" ou la création d’un crédit d’impôt d’innovation sociale, n’ont pas été écartées mais ne font pas partie des annonces.
Reprenant sa logique de saupoudrage, le Gouvernement est incapable de concevoir l’initiative privée, lucrative ou pas, sans intervention administrative et sans octroi de subventions, moyennant quoi, des pans entiers de l’économie, initialement privés, peuvent désormais être considérés comme une extension du secteur public, tant son influence y est importante.
Un facteur d’étouffement de la vitalité de notre pays qui porte notamment préjudice au bon fonctionnement de son économie."""
LA RUSSIE DE POUTINE ET LE HAMAS, UNIS DANS LA JOUISSANCE DE DÉTRUIRE ET DE TUER
Dans une interview accordée à la chaîne RT (Russia Today), un des leaders du Hamas, Ali Barak, explique la façon dont ils ont organisé l’attaque du samedi 7 octobre : « On a fait croire qu’on s’occupait de la population de Gaza, mais en réalité on préparait le coup… Le but a été de tuer un maximum de Juifs ». Il a poursuivi en rappelant que « la Russie sympathise avec le Hamas et la guerre contre Israël » et que Moscou leur a même cédé des « licences » pour fabriquer des balles et des armes. Il n’est donc pas étonnant que la Russie de Poutine n’ait pas condamné le massacre perpétré par le Hamas, se contentant de quelques communiqués qui ressemblent parfaitement à ceux qu’émettait autrefois l’URSS. Ils parlent d’une « action militaire en Israël », du « cercle vicieux de la violence » et désignent le coupable idéal, l’Amérique. Tandis que les propagandistes du régime poutiniste de la chaîne Россия 1 se sont réjouis des « bonnes nouvelles de la journée ».
On le sait : la Russie dépend de l’aide militaire iranienne, Téhéran est bien derrière le Hamas et ces attaques. Mais il y a plus que ça. Il existe de nombreux points communs entre la Russie de Poutine et le Hamas. Ce que le Hamas a fait aux Israéliens, Poutine l’a fait (et le fait) aux civils en Ukraine depuis 19 mois. On estime qu’environ 10 000 civils ont péri là-bas. La Russie a tué des centaines de personnes en tirant des missiles sur des zones résidentielles de villes et villages ukrainiens. Elle a tué dans des écoles, des hôpitaux, sur des marchés alimentaires. Elle a tué plus de 50 personnes réunies pour des funérailles dans le village de Hroza, qu’une roquette a atteintes. Elle a tué des milliers de civils l’année dernière lors du siège de Marioupol. Elle a bombardé des colonnes de réfugiés et a commis des atrocités à Boutcha. Elle a déporté des centaines d’enfants ukrainiens. Elle a capturé des otages, y compris des journalistes étrangers. Poutine s’était engagé à assurer la paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan et « protéger » les chrétiens. Il préfère tuer les chrétiens ukrainiens.
En 2015 et en 2016, Poutine et le Hezbollah ont apporté leur soutien logistique au satrape syrien Bachar al-Assad pour bombarder Alep, dans le nord de la Syrie. La ville a été complètement détruite, il y a eu des milliers de victimes civiles. Au début des années 2000, lors de la guerre contre les Tchétchènes, c’est la ville de Grozny qui a été rasée et a pleuré la mort de milliers de civils. En Afrique, le groupe Wagner a fomenté des coups d’Etat, participé à la déportation et aux massacres de civils dans plusieurs pays, comme au Mali et en République centrafricaine.
Ni pour le Hamas, ni pour la Russie de Poutine, il ne s’agit de dommages collatéraux. Mais bien d’une volonté assumée de détruire et de tuer. C’est devenu une normalité. A nos démocraties d’en tirer les leçons et d’agir.
écologisme et étatisme : deux plaies sulfureuses françaises !!!!
L’impression d’une invasion. Chambres à coucher, transports en commun, fauteuils de cinéma… Depuis quelques semaines, des témoignages alertant sur la prolifération des punaises de lit dans tous les lieux de notre quotidien affluent sur les réseaux sociaux, semant une panique largement alimentée par les gros titres de la presse et les discours alarmistes d’une partie de la classe politique.
Sans surprise, devant l’emballement médiatique, chaque camp politique a appelé l’État à s’emparer du sujet. La majorité présidentielle a ainsi annoncé une proposition de loi en décembre, appelant tous les groupes de « l’arc républicain » à se joindre à cette initiative législative. De son côté, la cheffe de file de la France insoumise, Mathilde Panot, après avoir étrillé l’inaction du gouvernement et brandi, au sein de l’Hémicycle, une fiole remplie de punaises de lits mortes, a réclamé un « service public de la désinsectisation », évidemment « gratuit ».
Une séquence mettant en lumière, une fois de plus, l’un des éternels travers qui caractérisent la culture politique française : le réflexe étatique, partagé par la majorité de la population. Selon un sondage YouGov pour le HuffPost, 55% des Français estiment en effet que le gouvernement devrait lancer un plan national contre les punaises de lit. De quoi rappeler cette remarque d’Alexis de Tocqueville : « La plupart estiment que le gouvernement agit mal ; mais tous pensent que le gouvernement doit sans cesse agir et mettre à tout la main ».
Pourtant, c’est ce même État, auquel les citoyens s’empressent de demander de l’aide… qui est à l’origine de la réapparition de ces insectes depuis la fin du XXe siècle. S’il est à ce stade impossible d’affirmer que leur nombre « explose », on peut dire avec certitude qu’il est en forte hausse, et cela ne date pas d’hier.
Depuis le début des années 1990, la France et, plus largement, l’Europe, font face à une recrudescence des punaises de lit, pointait en 2015 un rapport du Centre national d’expertise sur les vecteurs (CNEV) – un organisme sous la tutelle des ministères de la Santé et de l’Agriculture, en place de 2011 à 2016. « Depuis les années 1990, la punaise de lit a réémergé dans notre quotidien », confirme un avis rendu en juillet dernier par l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses).
Car ces bestioles avaient bel et bien disparu durant les décennies suivant la Seconde Guerre mondiale. Comment ? La réponse tient en trois lettres : DDT. Pulvérisé en grande quantité à l’intérieur des maisons, le Diphényle-Trichloro-Ethane, premier insecticide de synthèse véritablement efficace, avait permis d’éradiquer les punaises du monde occidental à partir des années 1950, alors que les pays communistes étaient toujours en proie à une épidémie généralisée.
Malgré son utilité et son innocuité pour l’homme, ce produit a été banni dans les années 70 sous la pression du lobby écologiste. L’histoire de cette interdiction démarre à la parution en 1962 de « Silent Spring » (« Printemps silencieux »), ouvrage de Rachel Carson, une romancière aujourd’hui considérée comme pionnière de l’écologie politique. Extinction de la biodiversité, développement des cancers, hausse de l’infertilité… Cet essai brosse un portrait catastrophiste, presque biblique, des conséquences de l’utilisation du DDT. Faisant l’effet d’une bombe, il aboutit 10 ans plus tard, en 1972, à la proscription de la substance par l’Agence pour la protection de l’environnement américaine. Une décision également adoptée par la France, le reste de l’Europe et la vaste majorité des pays du monde, dont les effets conduiront à un désastre sanitaire.
En dehors du retour des punaises de lit, le bannissement de cet insecticide s’est en effet accompagné d’un autre fléau : une hausse majeure du paludisme, maladie infectieuse parmi les plus meurtrières du XXe siècle. À partir des années 1960, grâce au DDT, la malaria avait été complètement éliminée dans 11 pays, dont les États-Unis. En Grèce, l’épidémie avait pris fin en l’espace d’une seule année. Au Népal, avant que l’épandage ne commence dans les années 1960, plus de deux millions de Népalais, principalement des enfants, souffraient de cette affection. En 1969, ce nombre a été réduit à 2 500.
En Inde, entre 1952 et 1961, de 75 millions de cas, ce chiffre chute aux environs de 50.000, avant de remonter à 6 millions à la fin des années 70 en raison de l’impossibilité de recourir au DDT. Même scénario au Sri Lanka, qui comptait auparavant 2,8 millions de malades : le paludisme avait pratiquement disparu pour mieux revenir en force dès que le produit a cessé d’être utilisé (un demi-million de victimes en 1969). L’interdiction de cet insecticide a donc bien conduit à un vrai massacre.
Cette réalité est cependant contestée par certaines associations écologistes et quelques médias, à l’instar du journaliste du Monde Stéphane Foucart, qui n’hésite pas à dénoncer une « légende forgée et diffusée par les milieux néoconservateurs américains ». Selon lui, « le DDT a progressivement perdu du terrain dans la lutte anti-vectorielle depuis les années 1970 pour la principale raison de l’apparition, dans certaines régions, de résistances des anophèles à cet insecticide », reprenant ainsi à son compte les déclarations de Greenpeace.
Pourtant, comme l’écrit l’Association française pour l’information scientifique (AFIS), si quelques résistances sont identifiées, le produit n’est pas pour autant inefficace. Une thèse étayée par l’OMS en 2006, qui à partir de cette date, va de nouveau recommander l’usage du DDT au motif que la pulvérisation de DDT à l’intérieur des habitations n’est dangereuse ni pour l’homme ni pour la faune et la flore : « Malgré des décennies d’application intensive et généralisée, des niveaux significatifs de résistance ont été limités à certaines espèces de vecteurs et à certaines régions géographiques. Mais depuis que l’utilisation du DDT est réservée à des actions sanitaires, les populations de vecteurs ne sont plus exposées au DDT pour des raisons autres, ce qui réduit encore les candidats à une sélection et au développement de résistances ».
Aujourd’hui, les types d’insecticides les plus utilisés sont les pyréthrinoïdes mais, comme on le constate avec les punaises de lit, les insectes commencent à développer des résistances. Il serait donc nécessaire de disposer d’un autre produit à utiliser en alternance. De nos jours, rares sont ceux qui contestent l’interdiction du DDT en tant que pesticides d’épandage dans l’environnement, mais son utilisation intradomiciliaire demeure un outil à usage sanitaire sûr et efficace.
Pourtant, aucune figure politique n’a proposé de revenir sur l’interdiction du produit même qui a permis d’éradiquer les punaises de lit au milieu du XXe siècle. Aussi, cette infestation, in fine, risque de déboucher sur une énième extension du domaine d’intervention de l’État, pour un résultat coûteux et inefficace. Elle est malgré tout réclamée par une majorité de Français.
par Robert Williams
Traduction du texte original: The 'Climate Emergency' Is a Hoax

Plus de 1 600 scientifiques et professionnels, dont deux prix Nobel, ont signé une déclaration affirmant que « l'urgence climatique » n'existe pas. Il est malheureusement peu probable que cette déclaration retienne l'attention des grands médias. Pourtant, il est important que tout le monde sache : l'hystérie climatique de masse et la destruction de l'économie américaine au nom du changement climatique doivent cesser.
« La science du climat devrait être moins politique, tandis que les politiques climatiques gagneraient à être plus scientifiques », affirme la déclaration signée par 1 609 scientifiques et professionnels, parmi lesquels les lauréats du prix Nobel John F. Clauser des États-Unis et Ivar Giaever de Norvège/États-Unis.
La déclaration ajoute :
« Les scientifiques devraient aborder ouvertement les incertitudes et les exagérations que leurs prévisions génèrent concernant le réchauffement climatique, tandis que les politiciens devraient évaluer sans passion les coûts réels et les avantages imaginaires de leurs décisions politiques...
« Les archives géologiques révèlent que le climat a varié tout au long de l'existence de la planète Terre, alternant les phases froides et chaudes de manière naturelle. Le Petit Âge Glaciaire s'est terminé pas plus tard que 1850. La période de réchauffement que nous connaissions aujourd'hui n'a donc rien de surprenant.
« Le réchauffement est bien plus lent que prévu...
« Le fossé entre le monde réel et le monde modélisé montre que nous sommes loin de comprendre le changement climatique.
« La politique climatique est bâtie sur des modèles inadéquats.
Les modèles climatiques présentent de nombreuses lacunes et ne sont pas fiables en tant qu'outils politiques. Non seulement ils exagèrent l'effet des gaz à effet de serre, mais ils ignorent également le caractère bénéfique de l'enrichissement de l'atmosphère en CO2...« Le réchauffement climatique n'a pas augmenté les catastrophes naturelles. Aucune statistique ne prouve que le réchauffement climatique intensifie les ouragans, les inondations, les sécheresses et tous les types de catastrophes naturelles, ou qu'ils les rend plus fréquents. En revanche, les preuves existent que les mesures de réduction du CO2 sont aussi dommageables que coûteuses.
« La politique climatique doit respecter les réalités scientifiques et économiques. Il n'y a pas d'urgence climatique. Et donc aucune raison de paniquer ou de s'alarmer. Nous nous opposons fermement à la politique nocive et irréaliste de zéro CO2 net proposée pour 2050. Optez pour l'adaptation plutôt que la réduction ; l'adaptation fonctionne quelles qu'en soient les causes. »
Le professeur Steven Koonin, ancien sous-secrétaire aux sciences du ministère de l'Énergie au sein de l'administration Obama, professeur à l'Université de New York et membre de la Hoover Institution, est l'auteur du best-seller publié en 2021, « Unsettled: What Climate Science Tells Us, What It Doesn't, and Why It Matters » (« Incertain : ce que dit la science du climat, ce qu'elle ne dit pas et pourquoi c'est important »). Koonin affirme que le contenu des rapports scientifiques sur le changement climatique – généralement illisibles et complexes pour les profanes - est complètement déformé par la chaîne des résumés et rapports de synthèse écrits pour les médias et les politiciens.
« Nombreuses sont les occasions de se tromper – accidentellement et volontairement – au fur et à mesure que l'information passe par les différents filtres élaborés en fonction des différents publics auxquels elle doit être présentée ... Le public n'est pas le seul à être mal informé de ce que dit la science sur le climat. ... »
Koonin ajoute :
« Les communiqués de presse et les résumés du gouvernement comme de l'ONU ne sont pas le reflet fidèle des rapports scientifiques ... D'éminents experts du climat (y compris les auteurs des rapports eux-mêmes) sont embarrassés par certaines représentations médiatiques de la science. »
A l'occasion d'une récente interview, Koonin a expliqué que ses collègues avaient réagi à son livre en expliquant qu'il avait eu tort de dire la vérité sur le changement climatique au grand public comme aux politiciens.
« On m'a toujours appris [en tant que scientifique], qu'il fallait dire toute la vérité. Après, c'est aux politiciens de porter des jugements de valeur et de faire des compromis en termes de coût-efficacité, etc. », a déclaré Koonin. Il a jugé immoral de demander aux pays en développement de réduire leurs émissions alors qu'une partie de la population n'a pas accès à l'électricité, et il a aussi affirmé qu'il a été pervers d'effrayer les jeunes générations : en janvier 2022, 84 % des adolescents américains croyaient que si rien n'est fait, « il sera trop tard pour les générations futures, car une partie de la planète sera devenue invivable ».
Bien sûr, il faut comprendre les problèmes provoqués par l'homme - le « trou dans la couche d'ozone » par exemple – et rechercher ce qui peut être fait pour les atténuer -ledit « trou » est ainsi en train de se refermer. Mais le changement climatique n'a rien d'une urgence apocalyptique. Il est possible d'y remédier sans dévaster l'existence de centaines de millions de personnes déjà affligées par une extrême pauvreté.
L'administration Biden ne semble guère préoccupée par la pauvreté généralisée et la famine massive que génèrent dans les pays sous-développés les carences en énergies bon marché. Cette même administration ne s'inquiète guère non plus de la flambée des prix qui ronge le pouvoir d'achat d'Américains « à peine capables de s'offrir un repas par jour ».
Il s'agit pourtant de problèmes créés par l'homme. Pourquoi importer de pays hostiles aux États-Unis comme la Russie et le Venezuela, un pétrole coûteux (proche de 100 dollars le baril) – souvent plus sale –alors qu'il serait plus simple de l'extraire du sol américain pour bien moins cher ? L'administration Biden ne semble pas non plus s'inquiéter que la Chine et l'Inde continuent à brûler du charbon. Le Parti communiste chinois autorise l'entrée en service de deux nouvelles centrales électriques au charbon chaque semaine, ce qui réduit à néant toutes les réductions d'émissions de carbone aux États-Unis rend inutiles aussi les réductions d'émission de carbone de « l'ensemble des pays développés ».
L'administration Biden ne se préoccupe guère non plus des dégâts meurtriers que son parc d'éoliennes offshore cause à la faune sauvage, à la vie marine et à l'industrie de la pêche le long de la côte atlantique. Elle est également indifférente au fait que la voiture électriques obligatoire va mettre au chômage la quasi-totalité de l'industrie de l'entretien du parc automobile (les véhicules électriques n'ayant quasiment pas besoin d'entretien de routine). Elle se moque que les batteries au lithium explosent et coûtent des milliers de dollars à remplacer. L'administration souhaite même que les équipements militaires, comme les chars, soient électriques, comme s'il y avait des bornes de recharge au milieu des déserts étrangers en cas de conflit. De plus, selon NBC News, les volcans, peu impressionnés par les décrets, « dépassent les humains pour les émissions de CO2 ».
L'administration Biden ne prend même pas la peine d'agir sur la base de ses propres conclusions sur le climat : en mars, la Maison Blanche a publié un rapport sur l'impact du changement climatique sur l'économie américaine. « Ses conclusions contredisent toute affirmation d'une crise climatique en cours ou d'une catastrophe imminente », a écrit Koonin en juillet.
« Les auteurs du rapport méritent d'être félicités pour avoir transmis honnêtement - bien que sans ostentation aucune - des messages probablement indésirables. L'administration Biden et ses alliés militants pour le climat auraient dû modérer leur rhétorique apocalyptique et annuler la crise climatique en conséquence. Exagérer l'ampleur, l'urgence et la certitude de la menace climatique encourage des politiques inconsidérées qui pourraient être plus perturbatrices et plus coûteuses que n'importe quel changement climatique lui-même. »
En dépit des faits, l'administration Biden pousse toujours plus avant ses politiques radicales : « Plus personne ne peut plus nier l'impact de la crise climatique », a déclaré Biden, le 30 août, à propos de l'ouragan Idalia. « Il suffit de regarder autour de soi. Des inondations historiques. Je veux bien dire, des inondations historiques. Des sécheresses plus intenses, des chaleurs extrêmes, des incendies de forêt importants ont causé des dégâts significatifs » a-t-il dit aux journalistes de la Maison Blanche.
Peu importe qu'une grande partie du changement climatique soit causé par les éruptions solaires contre lesquelles nous ne pouvons rien et qui, contrairement aux industries commerciales, n'offrent pas de bons d'achat avec réductions ; sans parler des grands incendies de forêt dont le risque est exacerbé parce que les « écologistes » refusent de débroussailler les sous-bois de crainte que les créatures qui s'y trouvent ne soient dérangées par autre chose qu'un incendie de forêt.
L'expert climatique Bjørn Lomborg suggère que les milliards de dollars nécessaires à la lutte contre le changement climatique pourraient être mieux utilisés :
« Ce n'est pas un argument pour ne rien faire mais simplement pour être plus intelligent. Pour abandonner les combustibles fossiles, nous devons accélérer la recherche et l'innovation afin de réduire le coût de l'énergie verte. Nous devons investir dans toutes les options, y compris la fusion, la fission, le stockage, le biocarburant et toutes les autres sources disponibles.
« C'est seulement lorsque l'énergie verte sera moins chère que les combustibles fossiles que le monde pourra et voudra faire la transition. Sinon, les prix de l'énergie actuels ne sont qu'un avant-goût des choses à venir. »
Robert Williams est un chercheur basé aux États-Unis.